Test peinture : Warhammer Tone Pro

Ceci n’est pas un billet sponsorisé. C’est moi qui donne de l’argent à Games Workshop plutôt que l’inverse (hélas).

Je suis quelqu’un de simple. On me montre de nouvelles peintures avec une couvrance soit-disant extraordinaire et j’ai envie de tester. Samedi, j’ai eu l’occasion d’aller en boutique Warhammer. Ils n’avaient hélas pas d’hormagaunts en stock, mais j’ai pu tester la nouvelle gamme Warhammer Tone Pro (avec l’accent anglais, s’il vous plaît). Une figurine, deux heures de peinture, un pinceau unique, on n’est pas venu forcément pour faire de l’art mais pour essayer des trucs.

Le principe de Tone Pro, c’est une couleur déclinée sur cinq nuances du plus clair au plus foncé, pour faciliter les assemblages. Malgré le « Pro » dans le nom, les peintres débutants (ou qui n’ont pas envie de se faire trop chier) sont assez largement visés dans le marketing que j’ai pu voir : on vante le pouvoir d’une seule couche et l’aisance d’application.

De gauche à droite : Blackstone Void 5, Plague Toad Venom 5, Hierotek Green 5, Hierotek Green 3, Blackstone Void 1

Toute la gamme n’était malheureusement pas à l’essai. Il n’y avait « que » une sélection de rouges, verts et bleus. Un jaune s’était perdu sur le plateau, et puis bien sûr noir/blanc/gris. J’ai choisi en figurine un Stormcast Eternal sous-couché en noir pour tester le pouvoir couvrant : j’ai un Tyran des Ruches Ailé à finir avec du jaune sur une sous-couche noire, et c’était l’occasion rêvée de voir si j’avais le moyen de gagner en rapidité (quatre couches fois quatre en dégradé sur des ailes de 20 cm d’envergure c’est long à faire et pas forcément passionnant).

Concernant le pouvoir couvrant : oui. La photo ci-dessous c’est après une couche et demie (une vraie couche et quelques rajouts ponctuels) :

Peinture appliquée à la truelle

J’ai volontairement appliqué très épais. La couvrance du vert le plus clair (Plague Toad Venom 5) n’est pas parfaite, mais elle est très supérieure à ce que j’ai pu voir chez Vallejo ou dans la gamme usuelle de Games Workshop. Je fais tous mes dégradés au frais, directement sur la figurine, et même en couche épaisse la peinture ne coule pas beaucoup vers le bas. En revanche, on perd en détail et la capillarité attire certaines peintures plus facilement que d’autres dans les creux (surtout Hierotek Green 3).

Le medium est en effet particulièrement remarquable. Il est lent à sécher (environ 20 minutes pour une couche épaisse à température ambiante), ce qui est idéal pour les dégradés al fresco. Il donne une grande souplesse sous le pinceau. La peinture est très fluide, beaucoup plus que les Vallejo standard, presque autant qu’une contrast Games Workshop, tout en restant élastique à l’application. C’est agréable de peindre avec ces peintures.

J’ai particulièrement apprécié l’absence totale de bulles dans la peinture, et pourtant j’avais agité les pots comme si de l’or allait en tomber vu qu’ils étaient neufs. Les bulles sont un peu ma croix personnelle, qui me fait souffler très fort aussi bien chez Vallejo que chez GW (mais davantage chez Vallejo) depuis que j’ai commencé l’acrylique sur figurines, et là je n’en ai pas vu une seule.

Il y avait également en test le medium destinés aux lavis. Il est bien meilleur que le medium acrylique que j’ai acheté en magasin de beaux-arts. On peut cependant regretter très fort sa présentation en pot Games Workshop classique parce qu’il en devient très difficile à doser. Il y aura des drames à base de pots renversés dans la palette, c’est une certitude. Il conserve les mêmes qualités tactiles sous le pinceau que la peinture seule et va bien s’accrocher aux coins avec une grande capillarité.

Lavis de Blackstone Void 1 appliqué sur les parties ombrées du bouclier ainsi que le pied de l’armure

Le bouclier, ici, a reçu une seule couche de peinture dans un dégradé au frais. Sur une figurine « à garder », j’en aurais passé une deuxième au moins sur le fond et j’aurais mieux estompé le bord du lavis, mais c’est un résultat déjà très satisfaisant à mon goût.

Le gros point noir, bien sûr, ce sont les pots. Ils ont été un peu redessinés, mais ça reste le même principe assez poucrave. J’ai mis du Plague Toad Venom 5 partout sur la paillasse et sur mes doigts en voulant l’agiter à mi-session. J’imagine que ça fait tellement partie de l’image de la marque que jamais ça ne changera. Les nouvelles peintures sont tellement fluides qu’elles accrochent très peu à la languette interne, qui en perd tout intérêt.

Résultat final en lumière naturelle à la terrasse d’une brasserie proche du magasin :

Au final, cette gamme est un grand oui. Je vais remplacer une partie de mes peintures Vallejo pour finir mes tyranides rouges. La livrée suivante sera intégralement en true metal, mais j’ai déjà des idées de tons pastels pour celle d’après, et je choisirai en priorité des couleurs dans la gamme Tone Pro.

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