La Mort Subite écarlate

Dans un espoir de booster ma liste d’armée (c’est pour ça que j’aime Kill Team d’amour, parce que la sélection des unités est beaucoup, beaucoup plus simple), et parce que le modèle est magnifique, j’ai acquis un Deathleaper mais j’ai très vite eu un problème : le socle intégré à la figurine ne va pas du tout avec l’esthétique de jungle de la série en cours. Parfait pour un manufactorum ou une cité ruche, un peu moins pour la nature indomptée.

Problème.

Heureusement, on a inventé le tigeage. Double heureusement, on peut tout à fait monter l’animal sans le support fourni, donc au final il suffit de lui trouver deux éléments de décor (dont un pouvant être percé) respectant le différentiel de hauteur pour l’installer.

Essai avec de la Patafix

Origine des matériaux : caillou du jardin et déchet de taille des photinias (coupé au printemps donc déjà sec). J’ai suivi les grandes lignes de la base jungle ; la principale différence par rapport à l’habitude est que j’ai tigé le bas de la « bûche » parce qu’il n’y a pas assez de colle sur terre pour que ça tienne autrement.

Vue de profil. J’aime particulièrement le pont que fait le tronc d’arbre, ça donne un relief de dingue.

Et après la sous-couche le rendu est déjà super. Le niveau de détail préservé sur le bois est particulièrement séduisant :

Avec les petits crânes, pour l’ambiance.

Et parce que je voulais le jouer vite j’ai sous-couché la figurine en vitesse avant de lui coller trois couches de Vallejo Carmine Red sur les écailles et de tiger son pied droit au sommet du tronc d’arbre, avec une préparation sommaire des couleurs du socle. Ceci lui a permis de se faire rouler dessus en 1000 points, la Death Guard ayant tout simplement nettoyé la table de tous les tyranides présents au début du tour 4.

Zoom sur la fixation du pied droit.
Pauvre chéri, qui en l’état a quand même réussi à me garder l’objectif central pendant 3 tours avant de mourir.

Je saute quelques étapes pour finir le côté fixation. Pour masquer le gros petat de colle sous le sabot droit, j’ai rajouté des touffes d’herbe et une fougère. Pour qu’on n’ait pas l’impression que le sabot gauche tient juste en appui sur un bord d’ongle, j’ai bourré d’herbe en dessous. Le résultat n’est pas optimal, parce que ça fait malgré tout bien touffe d’herbe posée là plutôt que machin qui a poussé naturellement, mais c’est suffisant.

Zoom sur le camouflage de la fixation du pied

En ce qui concerne la livrée de la bestiole, il fait partie de la série des carapaces sauce tomate donc j’avais une idée globale de la direction à prendre. Ce qui était moins clair au départ, en revanche, c’était le reste : les tentacules et les griffes. Le gros reproche que je fais au schéma de peinture de GW pour cette figurine est le choix d’un nuancier ton sur ton, quasiment tout de la même couleur, et l’œil se perd et ne sait pas où aller dans la foule de détails. Ma couleur de rehaut fétiche en ce moment est le jaune et en particulier le Citadel Flash Gitz Yellow, donc elle s’est assez rapidement imposée pour les tentacules du visage et la « jupe » entre les tentacules des fesses (tentacules à l’avant comme à l’arrière, on est en sécurité nulle part). À partir de ce jaune, il fallait avoir un dégradé vers le sombre et vers le froid en allant vers la périphérie. J’ai donc rajouté à la gamme de peintures habituelles le Vallejo Dark Purple pour les extrémités les plus distales. L’idée est que, quand on regarde la figurine de face ou de dos, les plages de couleur fassent des ovales concentriques en partant du point focal : la crête du crâne d’un côté et les pseudo-paniers qui structurent les hanches.

Aspect final de la carapace
Vue de face, avec les zones de couleur concentriques
Vue de dos, idem

C’est pour avoir cet ovale que j’ai rajouté les griffes jaunes. En vision par l’arrière, elles aident l’œil à remonter vers le haut de la figurine alors que, par devant, elles sont presque invisibles.

Avoir l’intérieur et l’extérieur de la jupe de couleurs différentes n’a pas forcément beaucoup de sens si on part du principe que l’inspiration de la figurine est le Vampire des abysses (des petites choses adorables de 30 cm de long seulement, c’est pas le kraken). Cependant, la figurine a pour but d’être belle et d’être une vision d’artisss plutôt qu’une représentation anatomique exacte d’une créature logique. L’intérieur de la jupe va du Vallejo Carmine Red au Vallejo Dark Purple dans un dégradé assez sombre et froid. De cette manière, quand on le regarde de biais et de dessus à la manière d’une disposition sur une table de jeu, les tentacules ressortent bien sur l’arrière-plan. On gagne en visibilité comme en relief.

J’ai pris le parti de laisser certains détails en noir : les griffes les plus proches du corps, les yeux, les crocs maxillaires, les sabots. La figurine est très chargée niveau sculpture et je voulais garder une certaine simplicité visuelle. Je regrette presque d’avoir coloré la griffe centrale des membres intermédiaires, mais en noir elle donnait un aspect non fini à la bestiole. Tout est affaire de compromis.

Au final, c’est ma figurine préférée pour l’instant. Je le dis pour toutes, mais elle, elle va rester dans le top 3 un petit moment.

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Da Red Gobbo 2025

Oui, il n’y a pas tout à fait que les Tyranides dans la vie, il y a aussi la biomasse, dont les Orks sont une partie considérable (et franchement, entre le Red Gobbo et n’importe quelle créature de l’esprit-ruche, je mets tout mon argent sur le machin hyperactif ascendant chaotique vert).

Deux mois après la fête (c’est toujours Sanguinalia quelque part dans la galaxie), j’ai franchi le pas de peindre une figurine que je ne jouerai jamais, juste pour le plaisir. Et aussi essayer des trucs. Avec, donc, le Red Gobbo et son Tin Boy. Je n’aimais pas le schéma de couleurs de la boîte, et j’ai essayé par la même occasion le metal non metal — ou un genre de, en tous cas. Je voulais quelque chose de très Noël, rouge, vert, blanc et or, et au final ça a donné un style très bande dessinée, pas franchement réaliste, mais éclatant.

Je n’ai hélas quasiment pas de photos de progression. En couleur, pour les rouges c’est du Vallejo Carmine Red et du Vallejo Nocturnal Red. Pour les verts, Prince August Vert Camouflage (shako) et Vallejo Bright Green (peau) avec pour les zones lumineuses des deux Vallejo Lime Green. Je ne sais plus quel violet j’ai utilisé pour la lentille et les boules, par contre; mais en termes de jaunes, on est sur du Citadel Flash Gitz Yellow et du Vallejo Hot Orange. Ici, on commence à se rapprocher de la fin du travail :

Figurine en cours

Pour la neige, j’ai pris de la Snow Powder chez Green Stuff World. J’ai beaucoup aimé (mais je n’en ai pas testé d’autre, ce n’est peut-être pas la meilleure, j’en sais rien, encore une fois je suis une filthy casual), parce que selon la quantité d’eau on peut faire des effets qui vont du champ de neige lisse à la poudreuse fraîche tombée de l’arbre sur un coup de vent.

Par contre pour faire les ombres de la neige, j’ai fait un essai avec du bleu et c’était un échec retentissant. La Snow Powder est poreuse et absorbe la peinture, donc l’ombre n’est pas nette, et puis en fait c’est impossible d’aller la mettre vraiment dans les ptits recoins. Il va falloir que j’étudie mieux l’affaire.

Tentative ratée de rajouter des ombres sur la fausse neige.

Et puis il faut bien avouer que j’en avais marre, que je voulais finir cette figurine, alors j’ai répandu la neige à la truelle (au couteau à palette), collé un buisson, et considéré que c’était fini.

Da Red Gobbo’s Tinboy

L’arrière pourrait être mieux fignolé, et surtout l’intérieur du sac où se cache le petit con de gretchin avec sa grenade dégoupillée. J’y reviendrai probablement un jour mais, en l’état, il a trouvé sa place sur mon étagère. Avec le son :

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Le Psychophage écarlate

Après avoir fait une petite troupe de termagants à la sauce tomate, il ne fallait pas les laisser seuls. J’aime beaucoup la sculpture du psychophage, et c’est une brute sur la table qui à chaque fois a vendu chèrement sa peau pour l’esprit-ruche, donc c’était la suite logique.

Mais qui c’est qui va vomir un torrent d’énergie qui va bouffer les âmes en ignorant le couvert ? Mais c’est le gros psychophage à sa maman, mais oui !

Ahem.

Également, le psychophage a une grande base, parce que c’est un gros bestiau, et c’était l’occasion de tester une autre version de la base jungle.

Pour l’animal lui-même, rien d’original sur les écailles, qui suivent la recette de la sauce tomate. Les espèces de prises d’air sur les flancs sont en Vallejo Hot Orange, avec une bande de Citadel Flash Gitz Yellow. La fumée c’est une bonne couche de gris, puis au pinceau des plages de Vallejo Hot Orange, puis un brossage à sec de Flash Gitz Yellow, puis au pinceau des rehauts de Flash Gitz Yellow. En ce qui concerne le corps, sous-couche noire avec brossage à sec blanc. Sur les flancs, par-dessus le léger brossage à sec, trois petits points de Flash Yellow Gitz sur les reliefs au-dessus des prises d’air.

Zoom sur les reliefs du corps

Le plus intéressant c’était le ventre. Je voulais quelque chose qui rappelle le ventre de Shelob, distendu de maléfice et de poison, sans aller jusqu’à l’OSL.

Zoom sur l’abdomen

Sur un fond de Flash Gitz Yellow (genre trois couches, parce que même si la couleur est bien opaque, pour couvrir du noir mamma mia) dégradé sur les bords, j’ai refais un dégradé de Hot Orange. Au contact de l’espèce de sternum, il y a une très fine bande de Vallejo Carmine Red, en dégradé, qui finit de donner le relief. Les vaisseaux de la paroi sont tracés au Vallejo Nocturne Red.

En ce qui concerne la base, je voulais lui faire un marécage pour aller avec le socle tout en résine que je venais de faire pour l’un des Neurolictors. Difficile de rajouter du relief si on veut garder le point de vue sur tous les points de la figurine, mais il y a tout de même la place, avec un peu d’inventivité.

En cours de construction

La première étape a été de délimiter l’empreinte des pattes de l’animal. J’ai collé des bouts de liège pour faire le rivage de la mare. Une fois sec, j’ai essayé de faire l’étanchéité avec de la Cyanolite cristal, mais le résultat a été imparfait et il y a quand même eu des fuites une fois la résine coulée.

Une fois les éléments de relief/texture secs et après une bonne sous-couche noire, j’ai suivi les étapes habituelles de la base jungle sur les endroits secs/végétalisés/rocheux. Pour les endroits aquatiques, fond de Flash Gitz Yellow avec, pour simuler la profondeur, une première plage de Flash Gitz+Hot Orange et au centre une plus petite de Hot Orange. Je recommande de travailler à l’humide pour que les peintures diffusent et se mélangent entre elles, et avoir un aspect plus naturel. Pour la grande mare, j’ai coulé de l’époxy bi-composant (résine Cristal Pébéo). Comme on peut le voir sur la photo, ça a coulé. Pour les plus petites flaques, j’ai appliqué de l’Acrylic Water de chez Ammo (teinte Clear Water), mais le brillant est moins beau que celui de la résine, et côte à côte ça se voit. À l’occasion, il faudra que je repasse 2 ou 3 couches pour essayer d’épaissir.

Pour finir, c’est juste une question de rajouter touffes d’herbe et végétation.

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Bases aquatiques, essais et pas à pas

J’avais dit que parce que j’étais en vacances je ferai plein d’articles. Hum. Bon. Bref.

L’idée de faire des bases en résine façon marécage m’est venue en fin d’hiver avec la kill team Murderwing/Meurtrescadre, parce que toutes les figurines sont représentées en vol (ainsi qu’en combat), et l’idée de Nighlords qui préfèrent voler à patauger dans la tourbière me faisait rigoler.

Pour les moules, j’ai pris des moules à endiguement de chez Green Stuff World et ils font le job. Ce niveau de technologie étant plutôt simple, j’imagine que toutes les marques se valent.

J’ai regardé des tutos, et j’ai fait des essais plus ou moins fructueux. Déjà, le choix de ce qui fera le mouillé. L’Acrylic water de chez Ammo, c’est (peut-être) bien pour faire du ton sur ton en couche fine et en trompe-l’œil, mais en couche épaisse pour donner un vrai volume, c’est un grand nom. L’époxy cristal bi-composants de magasin de bricolage, c’est mieux mais c’est plein de bulles et la prise est trop rapide pour que les bulles dégagent (j’imagine cependant que si on veut un aspect d’eau pétillante c’est parfait). Au final, j’ai pris ce qui est fait pour : la résine Cristal « Moulage et Inclusions 50% Bio » de chez Pébéo. La transparence est également meilleure.

Pour les pigments, il faut absolument des pigments compatibles époxy. Ce qui est hydrosoluble (encres, aquarelle…) ne se mélangera pas. Sur la photo de l’époxy de magasin de bricolage n°2, j’ai essayé de mélanger de l’encre Sennelier sépia à la gomme arabique et on voit que, ben, non. J’imagine que si on sciait la base en deux on trouverait l’encre encore liquide à l’intérieur, comme ces cristaux de quartz qui contiennent des inclusions d’eau. J’ai essayé des pigments en poudre (sur la photo de la résine Pébéo) de mon magasin d’art, mais c’est très très chiant à dissoudre dans la résine et le dosage est aléatoire. Mes derniers essais se sont faits avec les pigments liquides Pébéo « Fluid Pigments » et c’est beaucoup plus simple, même s’il faut bien agiter le tube avant.

Dans une tourbière/zone humide/marais, l’eau est en effet souvent colorée par la terre, dans des tons qui vont du jaune d’or au marron, indépendamment des dépôts visibles à l’œil nu. Ce n’est que dans les lacs issus de la fonte des neiges que l’eau est vraiment bleue ou turquoise à cause de la farine de roche.

L’intérêt d’un marais (et de la résine époxy) est qu’on voit facilement le fond. Le fond n’est pas lisse, il est couvert de plantes aquatiques, dépôts de feuilles mortes, boues, et sur certains mondes des casques de Space Marines. La première étape est donc de créer de la couleur variée sur tout le socle. J’aime bien faire des taches de vert clair/vert khaki/brun avec des rehauts blanc cassé, appliqués sur un tartinage généreux de Vignette Mud Dry Earth qui a séché 24h.

Photo prise avant les rehauts de blanc

Ensuite, il faut créer du relief supplémentaire. On peut faire des étages avec du liège en plaques (à peindre en noir sur les faces verticales pour donner l’ombre de la berge et en vert ou autre sur le dessus pour faire le sol au soleil. On peut coller des éléments végétaux. J’ai un certain amour pour les brins de mousses conservés au préalable (faudra que je fasse un article dédié), mais il y a aussi le lichen, qui offre des couleurs et des textures intéressantes, la mousse d’Islande… Dans tous les cas, on peut peindre par dessus pour renforcer les contrastes.

Un exemple avec lichen (des arbres de la rue) et mousse naturelle (du jardin).

Pour couler la résine dans les bonnes proportions, j’avoue avoir piqué deux seringues de 10cc au taf. Mes premiers mélanges en utilisant les verres doseurs du kit Pébéo étaient foireux, la résine prenait mal, mais avec un dosage scientifique c’était parfait (calcul du volume : π*r2 *h, si on prend les mesures du moule en centimètres ça fait directement des millilitres). Si vous avez des ami.es dans la santé iels peuvent vous dépanner (et si c’est des vrai.es amie.s vous aurez même des seringues qui n’ont pas servi), mais j’imagine que ça se trouve en pharmacie de ville et sur internet. Les gros trocarts roses ne sont pas assez gros pour aspirer les composants de la résine, qui sont vraiment très visqueux. Il paraît que les vétérinaires ont des calibres supérieurs pour les gros animaux, mais je n’ai pas cherché et je plonge directement la seringue dans la bouteille.

Je conseille de mettre un poil plus de résine que ce que le moule peut contenir. L’idée n’est pas que ça déborde mais de faire bomber la surface de la résine, parce qu’elle se rétracte assez salement en durcissant.

Après une journée de repos, on a quelque chose comme ça :

Celle-ci est très jaune, mais c’est pour aller avec le variant rouge des Tyranides et le socle marécageux toxique du Psychophage

C’est joli, certes, mais le taf n’est pas fini. Sur cette base, j’ai dû tiger le monstre. Sur celles de la kill team, j’ai collé les figurines sur le liège avant de couler la résine, ce qui était au final plus simple, mais faut essayer des trucs dans la vie.

Pour faire des vaguelettes, j’ai rajouté par endroits de l’Acrylic Water « Claire », et après séchage j’ai fait un petit dégradé de blanc cassé au sommet des vaguelettes pour faire l’écume.

Comme on peut le voir sur les photos juste au-dessus, la tranche de la résine est moche. J’ai essayé de poncer puis vernir mais c’est pas mieux, et puis j’ai eu l’idée de faire un dégradé de noir partant du fond. C’est plus propre et ça donne l’impression d’une eau chargée en matières organiques.

Parlant de ça, il faut faire vivre ce marais en mettant des plantes à la surface. Pour ça, j’ai utilisé des AK Basing Bits, qui ont de très jolies rosettes de feuilles pour faire des plantes aquatiques non précisées, et des nénuphars. Un peu de verdure çà et là sur les cailloux qui dépassent, et voilà le résultat :

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Bases jungle, pas à pas

Une fois n’est pas coutume, pour les bases jungle j’ai presque réussi à suivre un tuto Youtube. Il a été fait par la marque GamersGrass. Je n’ai pas d’actions chez eux, et à la suite du tuto je leur ai acheté leurs plantes en papier et elles sont en effet super.

Ceci étant dit, j’ai bien entendu fait des trucs à ma sauce.

. Gros cailloux : OK, j’ai des cailloux dans la partie gravillonnée du jardin, j’ai pris des cailloux.
. Bâtonnets : idem, j’ai pris des coupes de lilas, plus fines que dans la vidéo, mais pour des bases de termagants je me voyais pas coller des bûches.
. Mélange sable/mastic/colle blanche : je n’ai pas de sable ni de mastic. En revanche, je bois beaucoup de thé, en sachet et en feuilles. Le thé en sachet, c’est de la poudre grossière, et quand on la fait sécher après infusion elle a une belle granulosité. J’ai fait une pâte de thé-autrefois-en-sachet et de colle blanche, et ça fait de beaux montadoux rugueux. J’ai essayé avec de l’epoxy bi-composants qui me restait pour voir, mais le résultat est trop lisse. La colle blanche c’est parfait. Et du thé en feuilles + colle blanche par endroits. Faut mettre des tonnes de colle. Sur un deuxième batch de bases j’en ai pas mis assez et par endroits ça s’est détaché une fois sec.
. Sur les endroits de la base sans cailloux, j’ai tartiné du Vignette Mud Dry Earth de chez Ammo au couteau à palette, et par endroits j’ai foutu dans la boue des ptits ptits cailloux de Railroad Ballast et Small Railroad Ballast de chez AK Interactive.
. On peut aussi bien évidemment ajouter des trophées de bataille, genre casques et crânes, pour donner un peu d’ambiance.

Ensuite j’ai fait autre chose pendant 24h.

Bases en train de sécher.

Ensuite, j’ai tout sous-couché en noir et pas en marron, parce que j’avais de la sous-couche noire mais pas de sous-couche marron. Et j’ai fait la première grosse déviation du tuto : j’ai directement fait un brossage à sec blanc cassé (Vallejo Cream White) sur le noir. Pas exprès, principalement parce que j’ai zappé, mais ça a été très utile pour repérer les reliefs et les différentes zones de texture. Ensuite, j’ai peint par dessus en patouillant le sol avec du Vallejo Lime Green, du Prince August Vert Camouflage, du noir, en chargeant la peinture sur un pinceau très mouillé pour que les différentes couleurs fassent leur vie et se mélangent au contact les unes des autres, comme en aquarelle, pour un résultat plus naturel.

Pour ce qui est des rochers, j’ai mélangé du Vallejo Nocturne Red et du Vallejo Cream White. Je n’ai pas fait de lichens comme dans le tuto, mais des grosses taches de couleur différente pour imiter des veines de pierres différentes (Vallejo Nocturne Red + Cream White + Infantry Blue). Les branches, j’ai mélangé un marron quelconque. Et re-brossage à sec Vallejo Cream White en insistant sur les arêtes rocheuses.

On a bien l’impression qu’on va s’enfoncer dedans en entendant un gros gargouillis.

Pour ce qui est des touffes de verdure, j’ai jeté les emballages donc je n’ai plus la référence. Il ne faut pas hésiter à les retailler pour les faire rentrer dans les petits recoins.

Quant aux plantes elles-mêmes, le seul défaut de celles que vend GamersGrass c’est qu’elles sont imprimées sur du papier blanc et que la tranche apparaît blanche quand on y regarde de près. Également, quand ils disent de les coller au cyanoacrylate, c’est parce qu’il n’y a que le cyanoacrylate qui tient dessus. La cyanolite gel et la colle blanche n’essayent même pas de tenir. Mais sinon elles sont faciles à conformer comme on veut, et le rendu est top. Il faut en mettre beaucoup, parce que c’est la jungle, en mélangeant les espèces. Il y a toujours une face plus bleue et une face plus jaune, selon l’ambiance lumineuse chaude ou froide de la figurine, mais on peut aussi panacher pour plus de variété.

Je ferai un article plus détaillé sur la base du Psychophage, parce que je lui ai fait un vrai marais à ses pieds et il y a des choses à dire.

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La carapace sauce tomate, pas à pas

Tout est parti de la Criocère du Lys, Lilioceris lilii, qui m’a bouffé plusieurs pieds de lys dans le jardin mais est d’un rouge qui est l’essence même du rouge. C’est le rouge le plus rouge à avoir jamais rougeoyé. La solution au jardin a été de planter plus de lys, et en peinture d’essayer de voir ce que ça donne sur une figurine.

Photographe : dasWebweib, CCA Share Alike

Pour le corps, rien de foufou : sous-couche noire et brossage à sec Vallejo Cream White sur les rehauts.

Pour la carapace, il n’est pas question de couleur structurelle comme pour les carapaces mordorées, mais d’augmenter le relief naturel des écailles de la figurine. Au final, il y a assez peu de rouge carmin qui pète sur la figurine finie, mais ça n’est pas très grave parce que l’impression d’un tout rouge-rouge y est.

1. Trois couches de Vallejo Carmine Red. Un rouge extraordinaire dont le seul défaut est la transparence. Trois couches non diluées, c’est le strict minimum et encore, si on laissait tel quel il en faudrait une quatrième. Il ternit en séchant, mais ça se rattrape à la fin avec le vernis.

C’est rouge.

2. Larges aplats d’ombres : Vallejo Nocturne Red. Si on regarde la photo de la Criocère, on voit qu’il y a de larges plages d’ombre diffuse et peu marquée sur les parties déclives des élytres. J’applique une bande de Nocturne Red sur les parties déclives et dans les recoins des écailles, en estompant le bord de la bande juste posée avec un pinceau humide. Pas mouillé, juste humide. Je ferai un article sur le pinceau que j’ai acheté exprès pour ça, parce qu’il est extra, mais en attendant sachez déjà que c’est un pinceau à gouache/huile.

On commence à assombrir certains coins

3. Rebord des écailles et aplats lumineux : Vallejo Hot Orange. Même principe que pour les aplats. Sur les termagants je l’ai fait au brossage à sec, sur les neurolictors j’ai appliqué au pinceau, mais dans tous les cas il faut une couche fine et transparente. En cas de brossage à sec, il vaut mieux le faire avant les aplats d’ombre pour éviter de se retrouver avec un orange dégueulasse dans les coins. Ou être prêt psychologiquement à repasser un coup de Nocturne Red. Quoi qu’il en soit, à ce moment, il se passe quelque chose de terrible : ça devient super moche. Je ne sais pas pourquoi, mais cet orange est remarquablement laid quand il est appliqué en couche fine et qu’il n’a rien de plus clair posé par dessus ensuite. Il vole la couleur, alors qu’on le voit à peine. Mais il fait le taf d’éclaircissement et au final c’est tout ce qu’on lui demande à ce stade de l’intervention.

Ça ne rend pas bien sur la photo du téléphone, mais y’a de l’orange, faut me croire.

4. Orler le bord libre des écailles au Vallejo Hot Orange pur. De l’opacité. De l’orange qui claque sa maman. En ligne fine qui court le long du bord ou en platch sur un point lumineux. Pinceau 10/0. Je ne fais pas feathering sur mes titis. J’ai vu des tutos. J’ai vu une tétrachiée de figurines peintes dans ce style, toutes plus belles les unes que les autres, mais je n’arrive pas à faire 35 lignes droites parallèles à main levée sur chaque écaille, et puis ça ne fait pas le style que je veux, d’abord.

5. Repasser des aplats de Carmine Red sur les zones entre le Nocturne Red et le Hot Orange qui paraissent trop délavées, pour ramener de la rougeur.

6. Créer les ombres les plus dures, celles qui courent au fond des crevasses entre les écailles, par de l’encre de Chine Rötring pour stylo, diluée avec 5 gouttes d’eau pour 1 goutte d’encre. Pinceau 15/0, bien chargé pour que la capillarité traîne l’encre partout, et on suit les creux. Et on estompe avec le même pineau de tout à l’heure pour que le bord de l’ombre ne soit pas trop violent. Sur les neurolictors, j’en ai aussi profité pour essayé, sur un des modèles, de faire des fentes dans les écailles. Je recommencerai.

Regardez-moi les 2b3. De gauche à droite : fin de l’étape 2, fin de l’étape 4 et fin de l’étape 6.

7. Une fois que c’est bien sec, un gros coup de vernis acrylique brillant bien rustique appliqué au pinceau. J’utilise un pot de vernis Dalbe qui date probablement de 2003 ou 2004, sincèrement pas besoin d’investir. Ce n’est pas grave si on voit les coups de pinceau, le vernis en séchant va se tendre, et puis il faut donner de l’épaisseur en plus du brillant. Le vernis va réveiller l’intensité du Carmine Red et faire étinceler les écailles au moindre changement de position.

Résultat final

J’imagine que, si on voulait, on pourrait aussi appliquer des rehauts blancs sur les quelques points qui accrochent le plus la lumière, mais je n’ai pas essayé. Peut-être un jour prochain.

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La carapace mordorée, pas à pas

La couleur des élytres des coléoptères est souvent une couleur structurelle, c’est-à-dire qu’elle n’est pas causée par un pigment mais par le comportement de la lumière elle-même sur la surface qui va absorber, réfléchir et diffracter certaines longueurs d’onde (lisez l’article Wikipédia, il est passionnant). C’est notamment ce qui permet d’obtenir les effets d’iridescence et on le retrouve entre autres dans les plumes des oiseaux, la nacre ainsi que les ailes des papillons. Certaines fleurs, comme les boutons d’or, utilisent et des pigments et la couleur structurelle pour être plus brillantes.

Je savais que c’était cet effet que je voulais obtenir, et je m’y suis collée avec une vague idée de comment ça fonctionne dans la nature. Le résultat a dépassé mes espérances. Il n’y a pas de photo étape par étape parce qu’à l’époque j’étais loin de penser faire un tuto un jour.

Zéphyr m’a aidé une ou deux fois quand j’ai fait ces termagants, même s’il n’a pas été très efficace.

1. Couleur de fond

Simple, c’est trois couches de Naggaroth Night (Citadel) sur une sous-couche blanche, pour avoir une bonne opacité. Pas de dilution, peinture prélevée directement dans le pot avec un pinceau humide et c’est l’imprégnation en eau du pinceau qui se charge de fluidifier.

2. Iridescence

Une simple couche de doré ne permettant pas d’avoir une iridescence, j’ai fait un brossage à sec successif de deux nuances de chez Prince August : Rouge Sunset (802) et Emeraude (838). Je n’ai pas superposé les deux (mélangés ils vont un violet très proche de Naggaroth Night) mais j’ai fait par zone : un bout en rose, un bout en vert, en changeant les zones d’une figurine à l’autre pour avoir des variations entre chaque figurine. Les termagants voyagent par 10 et ce qui est joli chez eux c’est l’effet de masse grouillante. Changer légèrement la couleur des reflets entre les figurines permet de donner une illusion de mouvement. Le brossage à sec n’est fait que d’arrière en avant pour accrocher majoritairement le pigment sur les reliefs.

3. Reflets

Mais c’est pas tout ça, il faut que ça brille et ça je l’ai eu avec une de mes peintures préférées : Auric Gold (Citadel). C’est un doré très transparent qui fait un miroir semi-réfléchissant. Je l’ai brossé à sec partout sur les carapaces comme un gros cochon pour bien tout recouvrir de manière uniforme.

La brillance est extraordinaire. Celui-ci en a aussi sur les sabots en couche fine.

Pour introduire encore une fois de la variété entre les figurines, j’ai fait sur certaines un deuxième brossage à sec plus ponctuel de Brass Scorpion (Citadel) ou de Médium Métal (Prince August 521), soit sur le crâne soit sur l’échine.

Ça donne un truc comme ça.

4. Ombres

Alors ça je l’ai fait six mois après le reste parce qu’un peintre de haut vol dont j’ai oublié le nom parce que je regarde pas Youtube m’a dit à l’occasion d’une convention que c’était très joli mais que ça manquait de relief, que les carapaces d’insectes dans la nature il y a des zones très noires et qu’il fallait pas avoir peur de faire de gros contrastes sur les figurines. Et ensuite mon Parasite de Mortrex a quand même reçu un des prix de la catégorie débutants, j’étais fière comme Artaban mais en rentrant à la maison j’ai repris tout le troupeau de 20 termagants + les autres.

Bébé <3 à qui il manque les ombres dans les creux de la carapace

Déjà la peinture noire Citadel est nulle pour ça parce que pour une raison chelou quand on la dilue assez pour l’envoyer dans les coins, une sale couche blanchâtre se forme à la surface. Me demandez pas ce que c’est, si c’est le médium, si c’est un additif, mais c’est super moche. A la place, j’ai pris ce qui m’avait servi pour les ombres du Parasite de Mortrex ici photographié, et ce qui est juste le meilleur noir de l’univers à part le Vantablack : l’encre de Chine pour stylo Rötring. C’est l’encre la plus noire que j’ai jamais vue tout en restant très fluide, et j’en ai testé un paquet pour le dessin et la calligraphie (certaines encres de Chine sont assez épaisses, ce qui donne un relief supplémentaire extra sur du papier, par exemple la Sennelier, mais là ça n’irait pas).

Malgré sa fluidité, il faut la diluer, sinon elle est trop noire et on ne veut pas non plus faire disparaître totalement la couleur sous-jacente. Surtout qu’ici en l’occurence il faut garder la possibilité d’un reflet dans l’ombre. Je fais habituellement 5 ou 6 gouttes d’eau (selon la taille des gouttes) pour une goutte d’encre ; c’est la limite, après ça le médium se sépare du pigment. Ensuite, au pinceau bien fin, la déposer dans les recoins des écailles et les creux les plus marqués.

Le Psychophage avec ses ombres.

Un bon truc, surtout sur les grosses figurines comme le Psychophage, c’est de faire l’ombre plus large dans les endroits où la ligne d’ombre est concave : ça donne l’illusion d’une ombre portée plus grande, d’une plus grande distance verticale entre les écailles et donc davantage de profondeur.

Ravener hyper-adapté

Et c’est tout ! Le plus long dans l’affaire, c’est d’attendre que ça sèche entre les couches.

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Bienvenue

Tout d’abord, si Google ou un autre moteur de recherche vous a amené.e ici alors que vous cherchiez des infos sur les insectes de la famille Chrysomèles, vous êtes au mauvais endroit parce qu’on ne parle pas d’entomologie mais de peinture de figurines Warhammer 40k et plus spécifiquement de la meilleure faction : les Tyranides. Déso.

Bonchour, nous venons vous bouffer.

Nous sommes à l’été 2026, la fin du monde est en cours et sincèrement elle est vachement longue, alors parce que je sature des guerres et de la catastrophe climatique et des milliardaires et du capitalisme et du fascisme qui monte et des IAgen de mes deux et j’en oublie, et aussi parce que des gens sur Bluesky ont dit que ça les intéressait, j’ai pris une machine à remonter le temps pour faire comme en 2005 et j’ai commencé un ✨blog✨ . Si j’avais pu, j’aurais probablement fait un Skyblog mais la plateforme est morte et enterrée, et quant à Eklablog maintenant c’est plus comme avant.

Il est très important de clarifier les choses : je suis une fucking casual. La peinture de miniatures n’est pas mon travail rémunéré et je n’ai (c’est heureux) aucune velléité de monétisation. Je n’ai pas d’aérographe parce que je n’ai pas de cabine de peinture parce que ça me ferait bien chier de monter ça chez moi. Je maltraite mes pinceaux avec enthousiasme. Je n’ai pas de palette humide mais deux assiettes à dessert blanches. Diluer la peinture ? Sauf pour des effets spécifiques, jamais. La vie est trop courte pour passer 10 couches successives diluées à 6:1. Je suis également quasi incapable de suivre un tuto Youtube et je suis là pour deux choses : m’amuser et essayer des trucs. Allez, trois, puisqu’ensuite je vais jouer avec les figurines, mais ce sera jamais le sujet ici.

Je peins depuis mars 2025, donc un peu plus d’un an. Je n’ai aucune légitimité, je ne suis pas et ne serai jamais une figure d’autorité dans le domaine. Je sais, par mon métier et par mon âge, qu’il n’y a pas une seule manière de faire les trucs. Il y a autant de techniques dans un domaine manuel donné que de gens qui pratiquent. C’est peut-être ce que mon prof d’arts plastiques au lycée voulait dire quand il disait que j’étais pas assez douée pour faire un métier d’art: je lis une consigne, je dis « ah ouais, cool », et 75% du temps je rate en essayant alors je fais autrement. Une amie m’a offert l’excellent Grand Livre de la Peinture sur Figurine. C’était une lecture passionnante. En pratique, j’en ai retenu que le vernis brillant ça fait de la belle chitine et que les yeux c’est blanc sur noir et pas l’inverse.

Cependant, malgré ces limites évidentes, je suis une artiste, parce que je fais de l’art. Pas forcément le meilleur au plan technique, mais de l’art tout de même. Dans ma vie, j’ai fait de la gouache, de l’aquarelle, du dessin au trait à l’encre, de la linogravure, de la peinture sur bois, des colliers de perles en toc, de la calligraphie et de l’enluminure. Et la magie d’Internet m’a permis de découvrir un truc : il y a toujours quelqu’un quelque part qui va trouver ça super et avec qui je pourrai crier « aaaah mais oui c’est top merci merci et regarde, j’ai fait ça aussi ». Une seule chose est aussi universelle que le besoin viscéral de créer de l’art, chez nous les humains, et c’est de le partager.

Donc, on est là. Bienvenue. Je sais pas où on va, mais on y va.

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