La Mort Subite écarlate

Dans un espoir de booster ma liste d’armée (c’est pour ça que j’aime Kill Team d’amour, parce que la sélection des unités est beaucoup, beaucoup plus simple), et parce que le modèle est magnifique, j’ai acquis un Deathleaper mais j’ai très vite eu un problème : le socle intégré à la figurine ne va pas du tout avec l’esthétique de jungle de la série en cours. Parfait pour un manufactorum ou une cité ruche, un peu moins pour la nature indomptée.

Problème.

Heureusement, on a inventé le tigeage. Double heureusement, on peut tout à fait monter l’animal sans le support fourni, donc au final il suffit de lui trouver deux éléments de décor (dont un pouvant être percé) respectant le différentiel de hauteur pour l’installer.

Essai avec de la Patafix

Origine des matériaux : caillou du jardin et déchet de taille des photinias (coupé au printemps donc déjà sec). J’ai suivi les grandes lignes de la base jungle ; la principale différence par rapport à l’habitude est que j’ai tigé le bas de la « bûche » parce qu’il n’y a pas assez de colle sur terre pour que ça tienne autrement.

Vue de profil. J’aime particulièrement le pont que fait le tronc d’arbre, ça donne un relief de dingue.

Et après la sous-couche le rendu est déjà super. Le niveau de détail préservé sur le bois est particulièrement séduisant :

Avec les petits crânes, pour l’ambiance.

Et parce que je voulais le jouer vite j’ai sous-couché la figurine en vitesse avant de lui coller trois couches de Vallejo Carmine Red sur les écailles et de tiger son pied droit au sommet du tronc d’arbre, avec une préparation sommaire des couleurs du socle. Ceci lui a permis de se faire rouler dessus en 1000 points, la Death Guard ayant tout simplement nettoyé la table de tous les tyranides présents au début du tour 4.

Zoom sur la fixation du pied droit.
Pauvre chéri, qui en l’état a quand même réussi à me garder l’objectif central pendant 3 tours avant de mourir.

Je saute quelques étapes pour finir le côté fixation. Pour masquer le gros petat de colle sous le sabot droit, j’ai rajouté des touffes d’herbe et une fougère. Pour qu’on n’ait pas l’impression que le sabot gauche tient juste en appui sur un bord d’ongle, j’ai bourré d’herbe en dessous. Le résultat n’est pas optimal, parce que ça fait malgré tout bien touffe d’herbe posée là plutôt que machin qui a poussé naturellement, mais c’est suffisant.

Zoom sur le camouflage de la fixation du pied

En ce qui concerne la livrée de la bestiole, il fait partie de la série des carapaces sauce tomate donc j’avais une idée globale de la direction à prendre. Ce qui était moins clair au départ, en revanche, c’était le reste : les tentacules et les griffes. Le gros reproche que je fais au schéma de peinture de GW pour cette figurine est le choix d’un nuancier ton sur ton, quasiment tout de la même couleur, et l’œil se perd et ne sait pas où aller dans la foule de détails. Ma couleur de rehaut fétiche en ce moment est le jaune et en particulier le Citadel Flash Gitz Yellow, donc elle s’est assez rapidement imposée pour les tentacules du visage et la « jupe » entre les tentacules des fesses (tentacules à l’avant comme à l’arrière, on est en sécurité nulle part). À partir de ce jaune, il fallait avoir un dégradé vers le sombre et vers le froid en allant vers la périphérie. J’ai donc rajouté à la gamme de peintures habituelles le Vallejo Dark Purple pour les extrémités les plus distales. L’idée est que, quand on regarde la figurine de face ou de dos, les plages de couleur fassent des ovales concentriques en partant du point focal : la crête du crâne d’un côté et les pseudo-paniers qui structurent les hanches.

Aspect final de la carapace
Vue de face, avec les zones de couleur concentriques
Vue de dos, idem

C’est pour avoir cet ovale que j’ai rajouté les griffes jaunes. En vision par l’arrière, elles aident l’œil à remonter vers le haut de la figurine alors que, par devant, elles sont presque invisibles.

Avoir l’intérieur et l’extérieur de la jupe de couleurs différentes n’a pas forcément beaucoup de sens si on part du principe que l’inspiration de la figurine est le Vampire des abysses (des petites choses adorables de 30 cm de long seulement, c’est pas le kraken). Cependant, la figurine a pour but d’être belle et d’être une vision d’artisss plutôt qu’une représentation anatomique exacte d’une créature logique. L’intérieur de la jupe va du Vallejo Carmine Red au Vallejo Dark Purple dans un dégradé assez sombre et froid. De cette manière, quand on le regarde de biais et de dessus à la manière d’une disposition sur une table de jeu, les tentacules ressortent bien sur l’arrière-plan. On gagne en visibilité comme en relief.

J’ai pris le parti de laisser certains détails en noir : les griffes les plus proches du corps, les yeux, les crocs maxillaires, les sabots. La figurine est très chargée niveau sculpture et je voulais garder une certaine simplicité visuelle. Je regrette presque d’avoir coloré la griffe centrale des membres intermédiaires, mais en noir elle donnait un aspect non fini à la bestiole. Tout est affaire de compromis.

Au final, c’est ma figurine préférée pour l’instant. Je le dis pour toutes, mais elle, elle va rester dans le top 3 un petit moment.

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