Décaper une figurine

Un ancien joueur Tyranides m’a récemment offert sa petite armée qu’il ne comptait pas rejouer. Une partie encore sur grappe, et surtout une partie déjà peinte avec du Léviathan et du Behemoth, deux schémas de couleur que je n’utilise pas. Il fallait donc les ramener à l’état de plastique nu avant d’en faire quoi que ce soit.

J’ai vu plein de recettes et de tutos avec des produits divers pour décaper les figurines. Mon choix s’est porté sur l’alcool isopropylique, à la fois pour sa relative innocuité si je m’en mets sur les mains et pour sa facilité d’emploi (c’est un liquide plutôt qu’une mousse ou un spray). Les tutos divergent sur les détails ; j’ai essayé plusieurs combinaisons d’idées et je vous livre la synthèse.

L’achat était simple, dans une droguerie traditionnelle. J’ai pris une concentration à 99%.

La première étape est d’enlever prudemment le socle. Ensuite, j’ai immergé les figurines dans le bain, dans un bocal fermé pour éviter l’évaporation des fumées. Une heure n’est pas assez pour aller décoller la sous-couche jusque dans les petits coins ; comme le produit n’attaque pas le plastique, j’ai laissé le groupe suivant 8-10 heures (une nuit) et c’était beaucoup mieux. Une fois sorties du mélange, j’ai brossé les figurines avec une vieille brosse à dents souples trempée dans l’alcool isopropylique.

Le résultat est encore loin d’être parfait. L’étape suivante est d’immerger les figurines dans un nettoyeur à ultrasons rempli d’alcool isopropylique, pour 900 secondes (la durée maximale permise par mon appareil).

Et là, la magie finit de s’opérer. Voyez comme ils sont propres en sortant du bain, ces petits termagants :

Un rinçage énergique sous le robinet d’eau froide avec un peu de liquide vaisselle et un dernier coup de brosse à dents a fini d’éliminer les petits bouts, et ils se sont retrouvés quasi comme neufs.

Comme je suis une rapia qui n’aime pas gâcher, j’ai ensuite filtré l’alcool utilisé pour remettre dans la bouteille où les dépôts, j’espère, finiront de décanter et me permettront de le réutiliser une prochaine fois.

Oui, je possède un erlenmeyer et je m’en sers énormément, en priorité pour l’engrais des plantes d’intérieur et pour faire de la bouillie bordelaise pour les rosiers.

C’était un processus que j’appréhendais, mais qui s’est révélé très facile, pas très long (c’est surtout du temps d’attente), et qui donne un excellent résultat.

Ce contenu a été publié dans Techniques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *