Le Psychophage écarlate

Après avoir fait une petite troupe de termagants à la sauce tomate, il ne fallait pas les laisser seuls. J’aime beaucoup la sculpture du psychophage, et c’est une brute sur la table qui à chaque fois a vendu chèrement sa peau pour l’esprit-ruche, donc c’était la suite logique.

Mais qui c’est qui va vomir un torrent d’énergie qui va bouffer les âmes en ignorant le couvert ? Mais c’est le gros psychophage à sa maman, mais oui !

Ahem.

Également, le psychophage a une grande base, parce que c’est un gros bestiau, et c’était l’occasion de tester une autre version de la base jungle.

Pour l’animal lui-même, rien d’original sur les écailles, qui suivent la recette de la sauce tomate. Les espèces de prises d’air sur les flancs sont en Vallejo Hot Orange, avec une bande de Citadel Flash Gitz Yellow. La fumée c’est une bonne couche de gris, puis au pinceau des plages de Vallejo Hot Orange, puis un brossage à sec de Flash Gitz Yellow, puis au pinceau des rehauts de Flash Gitz Yellow. En ce qui concerne le corps, sous-couche noire avec brossage à sec blanc. Sur les flancs, par-dessus le léger brossage à sec, trois petits points de Flash Yellow Gitz sur les reliefs au-dessus des prises d’air.

Zoom sur les reliefs du corps

Le plus intéressant c’était le ventre. Je voulais quelque chose qui rappelle le ventre de Shelob, distendu de maléfice et de poison, sans aller jusqu’à l’OSL.

Zoom sur l’abdomen

Sur un fond de Flash Gitz Yellow (genre trois couches, parce que même si la couleur est bien opaque, pour couvrir du noir mamma mia) dégradé sur les bords, j’ai refais un dégradé de Hot Orange. Au contact de l’espèce de sternum, il y a une très fine bande de Vallejo Carmine Red, en dégradé, qui finit de donner le relief. Les vaisseaux de la paroi sont tracés au Vallejo Nocturne Red.

En ce qui concerne la base, je voulais lui faire un marécage pour aller avec le socle tout en résine que je venais de faire pour l’un des Neurolictors. Difficile de rajouter du relief si on veut garder le point de vue sur tous les points de la figurine, mais il y a tout de même la place, avec un peu d’inventivité.

En cours de construction

La première étape a été de délimiter l’empreinte des pattes de l’animal. J’ai collé des bouts de liège pour faire le rivage de la mare. Une fois sec, j’ai essayé de faire l’étanchéité avec de la Cyanolite cristal, mais le résultat a été imparfait et il y a quand même eu des fuites une fois la résine coulée.

Une fois les éléments de relief/texture secs et après une bonne sous-couche noire, j’ai suivi les étapes habituelles de la base jungle sur les endroits secs/végétalisés/rocheux. Pour les endroits aquatiques, fond de Flash Gitz Yellow avec, pour simuler la profondeur, une première plage de Flash Gitz+Hot Orange et au centre une plus petite de Hot Orange. Je recommande de travailler à l’humide pour que les peintures diffusent et se mélangent entre elles, et avoir un aspect plus naturel. Pour la grande mare, j’ai coulé de l’époxy bi-composant (résine Cristal Pébéo). Comme on peut le voir sur la photo, ça a coulé. Pour les plus petites flaques, j’ai appliqué de l’Acrylic Water de chez Ammo (teinte Clear Water), mais le brillant est moins beau que celui de la résine, et côte à côte ça se voit. À l’occasion, il faudra que je repasse 2 ou 3 couches pour essayer d’épaissir.

Pour finir, c’est juste une question de rajouter touffes d’herbe et végétation.

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